Passer au contenu principal
Catégorie

Conseil Municipal de Nantes

Intervention au Conseil Municipal du 25 Juin 2021, sur le supposé détournement de Joelle Kerivin, ex-directrice générales de la SEM des Folles Journées de Nantes.

Par Conseil Municipal de Nantes, Folles Journées de Nantes, Politique nantaiseAucun commentaire

Nous parlons dans cette délibération de l’engagement de la mairie pour le monde culturel, j’aimerais donc vous entendre sur notre capacité à contrôler les organisations et les sociétés qui engagent les moyens de la ville.

L’édition 2021 de La Folle Journée étant terminée, nous pouvons, je crois, commencer à évoquer le sujet du présumé détournement de Joelle Kerivin, ex-directrice générale de La Folle Journée.

Le judiciaire étant en cours, nous ne pouvons évoquer le pourquoi, mais j’imagine que nous en reparlerons dans quelques mois à la lumière des éléments de l’instruction.

Je préfère évoquer le comment.
Comment Joëlle Kerivin a pu (potentiellement) détourner 300 000€ ces trois dernières années sans que personne ne se rende compte de rien.

Pour reprendre rapidement les faits supposés, Joëlle Kerivin est suspectée d’avoir détourné plus de 240 000 euros de la SEM des Folles journées et 60 000 € ont disparu de la comptabilité de l’Espace Simone de Beauvoir.

Il faut évidement préciser que ce sont les faits d’une personne et en aucun cas de la SEM ou de l’espace Simone de Beauvoir.
Mais cela n’exonère pas la ville d’une responsabilité indirecte, même si elle s’est portée partie civile dans l’affaire .
– Vous avez nommé Madame Kerivin à la tête de la SEM des Folles journées
– Vous avez nommé Madame Kerivin à la tête de l’espace Simone de Beauvoir
– Vous avez nommé Monsieur Martineau qui n’a pas rempli sa mission de président du conseil d’administration de la SEM des Folles journées.

En nommant des proches à la tête d’institution ou de projets culturels aussi emblématiques, vous aviez l’obligation de surveillance.

  • Trouvez-vous normal qu’une SEM aussi importante que les Folles Journées, n’ait pas d’expert comptable depuis 3 ans
  • Trouvez-vous normal qu’une directrice de SEM de 7 personnes, gagne le double du salaire moyen d’un patron d’une entreprise de même taille?

Alors oui, il y a un commissaire aux comptes, mais ce dernier a semble t il failli à sa mission de contrôle même si c’est l’instruction qui nous le dira.

Mais au dessus, il y a l’élu.
Les élus membres du CA ont une mission : celle de vérifier que les investissements de la collectivité sont les bons investissements et qu’ils sont fléchés correctement.

Les élus ayant failli sur le contrôle de la SEM des Folles Journées, je vous ai écris pour demander le contrôle et l’audit des SEM de notre collectivité sur trois points :

  • le salaire des directeurs généraux
  • l’assurance d’avoir un expert comptable dans chaque entité
  • et le contrôle des délais de paiement.
    Je tiens à préciser que des fournisseurs commencent à se manifester pour nous dire que certains étaient payés avec parfois 9 mois de retard, rendez-vous compte de ce que représente un tel décalage pour une entreprise!

Alors j’ai, il y a quelques jours, eu votre réponse à mon courrier et à ma demande. Une fin de non-recevoir de Monsieur Bolo qui s’explique en disant que le contrôle :
– C’est la mission du CAC.
– Et qu’à Nantes, nous avons un organisme de contrôle interne
Les deux rendent compte au conseil d’administration.

Et pourtant ça n’a pas marché.
Aussi je vous demande, ce que vous compter mettre en place pour davantage contrôler nos investissements et donc pour éviter de se retrouver face à une situation similaire.

Pour terminer, je souhaite au delà de la situation, saluer le travail d’Aymeric Seassau qui hérite de la patate chaude (plutôt brulante), et du nouveau directeur général dont j’espère la réussite dans les prochains mois pour redémarrer et préparer une très belle édition 2022.

Annonce de la saisie du Ministère de l’Intérieur

Par Conseil Métropolitain, Conseil Municipal de Nantes, Politique générale, Politique nantaiseAucun commentaire

Séances d’Ésotérisme et développement personnel à la mairie de Nantes

Annonce de la saisie du Ministère de l’Intérieur via la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes)

 

C’est avec stupeur et effarement que j’ai pris connaissance d’un article de presse du magazine l’Express, évoquant des séances de « développement personnel ésotérique » et de « méditation active » financées par les équipes de la maire PS de Nantes Johanna Roland avec l’argent du contribuable, à hauteur de plus de 20.000 euros.

La France traverse une période de crise sanitaire sans précédent. Les « fake-news » et la désinformation autour de la campagne vaccinale depuis plusieurs mois ont fait émerger et renforcent les thèses complotistes, « antivax » et poussent à l’émergence de médecines alternatives qui inquiètent au plus haut niveau les services de l’État, à commencer par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), modernisée il y a peu par la Ministre déléguée Marlène Schiappa.

Il est donc parfaitement inadmissible, dans cette période troublée ou science et croyances se mélangent, que des autorités politiques donnent du crédit à des médecines parallèles et les fassent financer par de l’argent public. L’argent des nantais ne doit pas servir à alimenter la pseudo-science au nom du « bien-être » de la majorité municipale.

Fort de ce constat, et au regard des « jeux de rôle new age de thérapie tantriques », « médication dynamique », et des thèses controversées de ce « thérapeute » – qui indique par exemple sur son site internet que « telle personne en abordant le chakra du cœur a rencontré et ressenti les émotions de ses ancêtres gazés à Auschwitz, ce qui a contribué à la guérison de son cancer des poumons » – j’ai décidé de saisir en urgence la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, qui devra se pencher dans les prochaines semaines sur les agissements et propos exacts de ces « méthodes thérapeutiques », afin de vérifier que ces dernières ne rentrent pas dans la qualification pénale d’une dérive sectaire.

Pour rappel, tout agent public ou autorité constituée peut saisir la Miviludes si, dans le cadre de ses fonctions, une ou plusieurs situations font penser à l’existence d’une dérive sectaire. J’ai donc, dans un premier temps, saisi la Miviludes pour que cette dernière évalue la situation et délivre des recommandations. En cas de suspicion d’infraction pénale, le Procureur de la République pourra, dans un second temps, être alerté par cette situation.

Guillaume RICHARD
Conseiller Municipal de Nantes
Conseiller Métropolitain Ville de Nantes

Intervention au conseil municipal du 30 avril 2020

Par Conseil Municipal de Nantes

Voici mon intervention en faveur d’une intervention forte de la ville de Nantes et de la métropole pour sauver nos entreprises et nos commerces.

Mes chers Collègues,

Cette délibération a toute son importance au milieu d’une crise sanitaire où la crise économique que nous allons vivre ne doit pas devenir une crise sociale.

La crise économique va avoir lieu, elle sera violente et nous souhaitons vous apporter notre lecture de la situation.

Je souhaite si vous le permettez m’associer aux remerciements des acteurs locaux qui ont déjà été faits, et insister sur le rôle que les acteurs économiques ont joué.
N’en déplaise à Robin Salecroix du partie communiste de votre majorité, sans les patrons, il n’y aurait pas d’entreprises et donc pas d’emploi. Et les responsables d’entreprises dorment très mal en ce moment.

Alors je vais remercier ceux qui sont au chevet de l’emploi nantais et donc des salariés : La BPI, les banques régionales, la chambre de commerce, les autres organisations économiques, tous répondent aux enjeux du moment et je crois important de dire que ces structures sauvent des entreprises, des commerces, et donc des emplois.

Dans cet esprit, je crois aussi nécessaire de remarquer que l’état fait sa part du travail. Le gouvernement a mis en place un système efficace et généreux par le mécanisme de chômage partiel.

Sur les charges fixes d’une entreprise, le poids de la charge salariale est prédominant pour la plupart des sociétés et pouvoir les soulager comme cela a été fait a été stratégique.

L’état s’occupe des salaires, je crois que nous devons donc agir sur le reste; et pour reprendre les mots de Pascal BOLO, nous devons faire notre part. La région a sa compétence, mais la métropole en a une, tout autant essentielle.

Nous pouvons proposer des baisses, des ajustements, mais nous devons, pour faire notre part, proposer aux catégories qui souffrent le plus, le zero charge.

  • Zero charge pour toutes les structures liées à la restauration, l’hôtellerie ou le tourisme jusque fin septembre ou jusque-là fin d’année si la situation se prolonge malheureusement trop longtemps.
    Le zéro charge local c’est ce que nous devons prendre en main au niveau de la mairie et/ou de la métropole :
  • Exonération totale des droits de place.
  • Zero Taxe locale sur la publicité extérieure.
  • Zero Taxe de séjour.
  • Zero CFE/CFAE en proportion mars / septembre 2020
  • Abattement sur la Taxe Foncière perçue par les EPCI pour les commerces de détails inférieurs à 400 m2, proposition que je reprend des organismes économiques locaux et à laquelle vous venez de répondre partiellement sur la partie des loyers.

Je sais que vous proposez un abondement de 2 millions d’€ au fond régional, mais ne pouvons-nous pas aller plus loin ?
La ville de Bordeaux, aux côtés de sa communauté urbaine, abonde le fond régional à hauteur de 15 millions d’euros.
Je vous le redemande donc, avec la ville de Nantes et la métropole Nantaise, ne pouvons-nous pas allez plus loin et ne devons-nous pas le faire dans les meilleurs délais ?

Je veux vous associer à une idée simple : nous ne devons pas décaler la mort de nos petits commerces, de nos restaurants ou entreprises touristiques à septembre ou fin 2020, nous devons faire ce qu’il faut pour les sauver.
Pas de décalage, du sauvetage.
Il faut que notre soutien soit simple à mettre en œuvre et généreux pour que nous fassions notre part en tant qu’acteur économique incontournable du territoire. Je crois que nous pouvons aller plus loin que la goutte d’eau, surtout s’il s’agit de sauver des emplois.

Intervention au Conseil Municipal de Nantes du 1er Février 2019

Par Centre Ville de Nantes, Conseil Municipal de Nantes, Politique générale, Politique nantaise

Madame Le Maire,

Cette délibération accompagne des associations dont une partie pour l’accès au droit des migrants. J’en profite pour dire que les associations ont fait un travail important cette année, à remarquer particulièrement face à votre mauvaise gestion de la situation Nantaise.

Rien dans le DOB (débat d’orientation budgétaire) de la fin d’année, mais tout dans la presse.
Vous faîtes de la question des dépenses liées aux migrants, le prétexte du dépassement du pacte de stabilité. Mais c’est un choix politique que vous avez fait.

J’ai lu que vous alliez porter plainte contre l’état et évidement je m’en étonne.
Vous posez une politique avec des conséquences pour la ville, et c’est l’état qui est coupable?
Allez-vous avoir ce discours chaque année? Car la mauvaise gestion de ce dossier a des conséquences de court terme, mais c’est aussi une question qui prendra sa place dans le budget à long terme. Il faudra donc justifier cette mauvaise gestion l’année prochaine et encore l’année d’après car jusque là vous n’avez fait que mettre la poussière sous le tapis.

Les migrants ne sont plus au square Daviais c’est vrai, mais ils sont encore là sur la métropole et il va falloir s’en occuper et les intégrer pour éviter d’autres crises sanitaires puis sociales.

Au delà de cette question, on dépasse allègrement le pacte de stabilité sur lequel on s’était engagé.
Vous avez posé votre signature au nom de la ville de Nantes et cette signature n’a pas été honorée.
Quand on signe, on respecte son engagement, c’est tout.
Vous ne pouvez pas larguer les taux sur la métropole et en même temps exploser l’évolution des dépenses de fonctionnement, ou alors il faut assumer !

Il est temps d’arrêter de se plaindre et de prendre vos responsabilités. Vous avez mis la main sur le coeur en donnant des leçons de moral à tout le monde, maintenant il est temps de mettre les mains dans le cambouis

Je propose qu’un état des lieux sur la question des migrants soit faite par notre collectivité avec la communication et le suivi du travail réalisé par la commission suit le sujet :
Les migrants sont sur notre territoire métropolitain et certains d’entre eux vont rester et il faudra les accueillir dans la dignité.
Il faut mettre en place les outils qui permettront de connaître les détails de suivi de leur accueil avec l’état dont je reconnais évidement le rôle.
Ensuite il faut mettre un plan d’action précisant ce que nous allons mener pour les former, pour leur parler des devoirs qu’ils auront à tenir pour intégrer la France, pour leur parler de leurs droits qu’ils ont en tant que femme, hommes et enfants.
Il faut structurer des espaces d’accueil avec méthode et non dans l’urgence, il faut engager les personnes qui permettront de les former au Français.
Madame le Maire, les réseaux économiques se tiennent près à travailler main dans la main avec notre collectivité, mais il va falloir écrire ça noir sur blanc pour avancer et structurer la question.
Il va falloir aussi vous engager à un discours mesuré. Que de l’extérieur on sache que Nantes a pris sa part et que nous ne sommes plus en mesure d’accueillir d’autres migrants tant que ceux qui resteront sur la métropole n’auront pas été correctement intégrés.

Lettre Ouverte à Johanna ROLLAND

Par Centre Ville de Nantes, Conseil Municipal de Nantes, Politique nantaise, sécurité nantes

Madame le Maire,

Malgré les excuses de votre adjoint à la culture, je tenais à vous faire part de mon profond dégoût pour ce qui s’est passé au dernier conseil municipal.

J’ai, dans mon intervention, apporté des faits, des éléments repris par la presse, et d’autres défendus par un parlementaire socialiste. En aucun cas je n’ai stigmatisé les quartiers de notre ville et encore moins ses habitants.

Je relève donc qu’au sein de notre conseil municipal, les élus de la république que nous sommes, n’ont pas le droit d’aborder tous les sujets.

La sécurité, la politique de la ville, les quartiers. A chaque intervention de ma part, vos adjoints sont vent debout et crient à la stigmatisation. Je vous rappelle que vous n’avez pas le monopole des quartiers.

Il est donc difficile de travailler sur les sujets qui préoccupent les Nantais, et c’est en mettant la poussière sous le tapis que le front national fait le score qu’il fait aujourd’hui.

Vous vous inquiétez de mon positionnement politique et l’un de vos adjoints n’a pas hésité à parler d’extrême droite.

Madame, sur ce point, je suis très à l’aise et vous rappelle qu’aujourd’hui, nous travaillons sans le concourt de l’extrême droite, nous n’avons jamais fait d’alliance avec eux et mieux, nous luttons au quotidien contre leurs idées populistes.

C’est dans cet esprit que je ne comprends pas que de votre côté, l’alliance avec l’extrême gauche ne semble gêner personne. Mais pourtant, Madame Le Maire, tous les extrêmes sont à combattre. Aussi je remarque sur ce sujet que votre position est bien confortable, ce qui rend les propos de votre adjoint à la culture particulièrement insupportables.

Mais aujourd’hui encore, le quartier de Malakoff a essuyé des coups de feu. Votre adjoint à la sécurité minimise les faits au lieu de prendre les choses à bras le corps.

Aussi je vous renouvelle trois de mes demandes :

  • Quid de la vidéo-protection ? A quand son installation ?
  • Quid de l’armement de la police municipale en cette période de trouble terroriste ?
  • Quid de la charte d’engagement envers les associations subventionnées par la mairie qui ne seraient pas irréprochables dans leur comportement ?

Madame Le Maire, j’espère une réponse sincère sur ces points, avec des éléments qui nous permettront de croire en votre implication sur le renouvellement de la politique de la ville.

Nous nous devons d’agir avant que des évènements plus graves n’arrivent.

Guillaume RICHARD
Conseiller Municipal de Nantes

Intervention – Conseil municipal du 9 décembre 2016 – Délibération n°9.

Par Conseil Municipal de Nantes, Politique nantaise, Quartier Bellevue

La polémique de ce matin m’oblige à mettre en ligne mon intervention afin que les mots utilisés soient les bons et que le discours ne soit pas déformé.

J’attends évidement les excuses de David Martineau, adjoint à la culture de la ville de Nantes. Sa menace : “Pour allez dans les quartiers vous avez intérêt à être accompagné”, et ses propos scandaleux : “Je ne savais pas que nous avions l’extrême droite au conseil municipal” nous ont poussés à quitter le conseil à mi-séance. J’espère l’apaisement et donc les excuses de l’adjoint de Johanna Rolland.

——

Madame Le Maire,

Au mois d’avril 2016, le club Bela Futsal se déplace à Toulon pour prendre en une mi-temps 6 cartons rouges, sanctionnant les comportements violents des joueurs. C’était le dernier match de la saison, ils sont désormais en deuxième division.

Le 17 Juin 2016, la mairie signe une convention de financement avec Bela Futsal.

Fin octobre 2016, durant le match des club Bela Futsal (malakoff) et Cwest (bellevue) à Beaulieu, une quarantaine de jeunes ont surgi, puis ils se sont mis à agresser tout le monde, à taper, et ça a dégénéré. Ce sont les mots de la presse.

Le lendemain à Malakoff, des coups de feu sont tirés et font penser à un règlement de compte entre des bandes de Bellevue et Malakoff.

Aujourd’hui, vendredi 9 décembre 2016, nous signons un chèque à l’association Bela Futsal. 29000€ + la subvention sportive de 2017.

Ma conviction Madame Le Maire, c’est que la culture et le sport sont un facteur d’intégration social formidable pour les jeunes des quartiers.

La façon dont la ville de Détroit aux Etats Unis sort de son désert économique passe par la revalorisation des citoyens et le sport, la culture sont au centre des actions qui le permettent.

Mais là, la ville de Nantes s’engage sans contrôle, elle achète une paix sociale qui ne tient plus. L’exemple d’aujourd’hui, du financement de club Bela, donne une image épouvantable de la ville.

Mais je crois aussi que la succession d’évènements de ces derniers mois, marque l’échec de votre politique de la ville Madame Le Maire.

Je reprends les mots de Malek Bouthi, député socialiste et ancien secrétaire national du PS: « Vous recevez discrètement des gens et vous leur donnez des petites revendications, un local, vous acceptez telle ou telle chose et puis dans les urnes, comme par hasard, vous gagnez les élections. »  « Il faut en arrêter avec la délégation à des autorités locales qui sont au mieux débordées soit complices. Et donc qui ne peuvent plus agir. Les maires dans ces zones là, les conseillers généraux ils ne touchent pas terre. »

Ma question est donc simple Madame Le Maire.

Vous avez eu écho des rixes et des problèmes des mois précédents. Alors, pourquoi finançons-nous aujourd’hui la convention du 17 juin avec le Bela Futsal ?

Je vous demande donc de stopper les subventions allouées aux associations sportives ou culturelles de la ville qui ne respectent pas un règlement de « bonne conduite ».

Je le répète, le sport est un vecteur de croissance sociale, c’est pourquoi il se doit d’être subventionné avec attention, il doit y avoir un contrôle afin de le rendre efficace pour qu’il soit au service des Nantais.

Conseil municipal du 2 février 2016 -Associations sportives, emplois aidés

Par Conseil Municipal de NantesAucun commentaire

Madame le Maire,

Vous nous proposez de financer par cette délibération des emplois aidés pour un montant de plus de 40 000 €.

Vous êtes en réalité dans la roue du Gouvernement qui a débloqué 100 000 contrats aidés de plus en 2015.

Ce traitement social du chômage – et non économique – trahit l’urgence où se trouve François Hollande d’engranger des résultats sur l’emploi, afin que 2017 ne se fasse pas sans lui. Nous avons toutefois de très sérieux doutes sur l’efficacité de ces mesures.

Il est connu que le passage par un contrat aidé dans le secteur non marchand réduit les chances futures de trouver un emploi non aidé. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’Insee, dans une étude au mois de Juillet dernier. A ce propos, Les Echos disaient même que «les emplois aidés sont un « remède qui aggrave le mal ».

Deux ans et demi après leur passage en contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE), les bénéficiaires ne sont que 33 % à disposer d’un emploi non aidé, contre 38 % des personnes présentant les mêmes caractéristiques au départ mais non passées par un emploi aidé.

Plusieurs explications :

– d’abord le fait que les emplois aidés dans le secteur non marchand (associations, collectivités locales) sont éloignés des emplois auxquels le bénéficiaire est susceptible de postuler par la suite.

– ensuite le fait que le passage par l’emploi aidé envoie un signal négatif aux employeurs, alors même que les bénéficiaires ont montré leur volontarisme à aller vers l’emploi.

Dans le contexte actuel de chômage, on sait que l’emploi associatif résiste relativement bien grâce aux contrats aidés mais qu’il y a là un effet de leurre car le turn-over est très important et n’ouvre pas sur des emplois pérennes. La seule chose qui soit pérenne, c’est l’emploi aidé en lui-même.

En revanche, le passage par un emploi aidé dans le secteur marchand a un impact réel sur l’insertion professionnelle de ses bénéficiaires.

Ces éléments indiquent clairement l’impasse où nous conduisent les politiques de l’emploi en place, qui construisent leur château de cartes sur le secteur non marchand (plus de 80 % des actuels emplois d’avenir par exemple). Ca prouve donc que cette mesure ne prend pas. A croire d’ailleurs que Nantes en bon soldat du national, a son quota d’emplois aidés.

Si vous parlez d’emplois aidés, vous avez par le passé parlé d’emplois d’avenir et d’emplois jeunes. En revenant sur les chiffres de ces emplois que je dirais être « emplois Jospin », le résultat est simple : 80% d’entre eux ont trouvé un emploi, mais dans les collectivités. Or on sait que ce sont les entreprises qui recrutent aujourd’hui, pas les collectivités.

C’est pourquoi de notre côté, vous le savez, nous proposons ce qui n’a jamais été essayé : L’allègement des charges sociales. La mesure est peut-être trop pragmatique pour un monde politique qui n’a pas l’expérience de l’entreprise. Mais dans le quotidien des PME et des TPE, ce serait ça LA mesure d’avenir.

Alors, la dernière mesure, les 2000€ à l’embauche, c’est bien. Mais on pilote une entreprise sur plusieurs trimestres et sur plusieurs années. Ce chèque s’apparente à une jolie récompense ‘courthermiste’ et non à une stratégie de long terme.

Nous voterons cependant cette délibération, parce que nous reconnaissons la valeur sociale de ces emplois aidés tout en appelant de nos vœux un changement de logiciel des politiques publiques de l’emploi.